LE VOCABULAIRE POUR MEMOIRE

 

Alignement : Que cela soit des alignements de cyprès, de peupliers ou de jarres, F. Bac aime créer l’illusion de l’infini par ce système de mise en perspective.

Antiquité : Il s’agit d’une grande référence pour Ferdinand Bac. Non seulement il l’utilise dans sa façon de penser l’art des jardins, mais il va jusqu’à l’adapter au thème principal des Colombières. Du buste de Néron en passant par le chemin d’Orphée pour rejoindre le jardin d’Homère, tout rappelle cette époque faite de mythologie et de grands hommes.

Arcades : Cette haie en forme d’arc constituée de cyprès dont les troncs ressemblent à des colonnes, permet à F. Bac de fabriquer dans ses jardins une porte de transition entre deux espaces, une vue cadrée sur la mer, ou encore un cloître végétal.

Bassin : Miroir d’eau dans lequel se reflète un escalier, une villa ou une fabrique de manière illusoire. L’ensemble flatte l’imagination en repoussant la limite entre la réalité de la construction et le reflet changeant du même objet.

Belvédère : Très commun en Italie, cette " belle vue " est un point d’observation remarquable pour apprécier la mer ou l’ensemble du jardin.

Casino : Terme italien désignant une petite construction offrant un abri confortable et intime dans un jardin.

Céramique : De tradition méditerranéenne, l’art de la céramique offre à F. Bac l’occasion de mentionner les couleurs vives de l’Espagne et de ses azulejos.

Chemin : Telle une promenade en pleine nature, le chemin traduit le parcours sinueux et étonnant que l’on peut faire dans un jardin. Suivant naturellement les courbe du site, le chemin débouche sur des espaces capables de faire naître une émotion.

Couleurs : Eléments indispensables dans le parcours artistique de F. Bac, elles sont d’inspiration italienne et traduisent le plus possible les nuances du paysage.

Cyprès : Emblème de la Côte d’Azur pour F. Bac, le cyprès est l’arbre typique de la région, en opposition au palmier importé à la fin du XVIIIème siècle. Par sa forme très allongée, sa couleur verte foncée et son odeur résineuse très parfumée, il est l’élément principal du jardin méditerranéen.

Escalier : Elément caractéristique des jardins à forte dénivellation, l’escalier est pour F. Bac l’occasion de créer un contraste entre la vue panoramique du point le plus haut et la vue mettant en scène à la fois les marches mais aussi la différence de hauteur. Le thème de l’escalier descendant à la mer est souvent abordé dans les jardins de la Côte d’Azur.

Fabrique : Terme utilisé par les peintres pour désigner les constructions entrant dans un tableau. Edifice pittoresque d’ornement qui s’épanouit dans le dessin d’un jardin paysager. Souvent inscrite dans une perspective ou comme sujet principal d’un lieu exceptionnel, la fabrique reste une référence antique.

Fontaine : De la simple vasque à la sculpture monumentale, la fontaine est un élément fondamental du jardin méditerranéen. Par son caractère précieux et rare en Eté, l’eau qui s’écoule produit également un son mélodieux accompagné d’une fraîcheur bénéfique les jours de chaleur.

Fresque : Moyen d’expression pour F. Bac qui lui permet de laisser libre cours à son inspiration. A l’art de la fresque il associe aussi l’art du trompe-l’œil capable de matérialiser ses intentions architecturales.

Italie : Pays du savoir, de la richesse historique et de la culture paysagère pour F. Bac. Proche de Beaulieu-sur-mer et encore plus de Menton, l’Italie correspond parfaitement au paysage de la Côte d’Azur.

Jardin : Hortus gardinus du latin voulant dire jardin entouré de clôture, ce lieu de réjouissance à la fois visuelle, odorante et sonore est la définition même du paradis. D’ailleurs, Ferdinand Bac s’attribue le surnom d’Hortensius dans sa correspondance avec Mme de Croisset à partir de 1911.

Jarres : Grand récipient de forme ovoïde en grès ou en terre cuite, destiné à conserver l’eau ou l’huile d’olive. Ainsi, aux Colombières, les jarres du chemin d’Orphée ont un intérieur vernissé. Devenues un élément de décoration, elles servent alors à ponctuer un parcours ou à établir une hiérarchie dans une perspective.

Labyrinthe : Apparu au XVIème siècle dans les jardins italiens, il s’agit d’une figure géométrique formée par un ensemble de haies taillées. A Compiègne, F. Bac propose un labyrinthe de buis taillés formant un dessin harmonieux que l’on découvre depuis la hauteur des remparts.

Mer Méditerranée : Symbole fort de l’antiquité, Mare Nostrum est le point d’appui principal du jardin des Colombières. Entièrement tourné vers la mer, le jardin privilégie ainsi la vue, les couleurs et le souffle marin.

Nymphée : Grotte naturelle ou artificielle, voire un petit temple avec fontaine consacré aux nymphes. Souvent illustrée d’un décor emprunté à la mythologie de l’eau, elle participe aux références à l’antiquité.

Obélisque : Utilisée dans la décoration du jardin depuis la Rome impériale, F. Bac place l’obélisque dans ses compositions paysagères de manière à créer une articulation ou un alignement renvoyant au thème général du jardin.

Pergola : Vocabulaire inventé en Italie au XXème siècle pour définir un portique destiné à servir de support à une vigne ou à des plantes grimpantes afin de donner de l’ombre à une allée.

Ponts : F. Bac installe plusieurs ponts aux Colombières qui semblent enjamber un torrent imaginaire venant de la montagne et coulant jusqu’à la mer. D’inspiration vénitienne, ils reçoivent souvent un petit autel en leur milieu les mettant sous la protection d’une divinité. Ils sont également le symbole d’une liaison entre deux parties du jardin, l’une sauvage et l’autre maîtrisée par l’homme.

Porte : Moment important de transition entre deux salles de la Villa des Colombières, la porte est le lieu le plus fort de l’imaginaire. C’est là que se décide le rapport entre l’intérieur et l’extérieur. Ainsi, F. Bac dessine les portes avec beaucoup de soin et d’ornementation.

Vertugadin : glacis de gazon en amphithéâtre dans le jardin classique. A Compiègne, Ferdinand Bac utilise un vertugadin le long des remparts.