AVANT-PROPOS
Lorsque l’on s’intéresse à l’art des jardins, le plus laborieux est de se limiter à une période courte et précise. Les limites de notre champ d’intervention sont alors définies par notre connaissance de l’époque qui précède celle que l’on étudie.
Ma formation à l’Ecole d’architecture de Paris-Belleville, dans le cadre des cours d’histoire, m’a donné l’occasion de réfléchir sur l’œuvre de Gabriel Guévrékian et plus particulièrement sur son jardin cubiste de la Villa Noailles. Grâce à cette démarche, j’ai pris conscience de l’implication de l’art des jardins dans le travail de l’espace, au même titre que celle de l’architecture bâtie. Mes recherches ont donc débuté par l’étude de ces jardins modernes et de ceux de l’Exposition Internationale des Arts décoratifs de 1925.
Ferdinand Bac, qui dans ce contexte des années 1920, opte pour une solution différente à la question de l’art des jardins, m’a donné l’envie d’en savoir plus.
Son ouvrage intitulé Les Colombières, qui laisse présager sa démarche intellectuelle, a été le premier document que j’ai pu lire. Son discours, en marge de ses dessins, m’a alors permis de découvrir son personnage. Je me suis habituée peu à peu à cette façon pittoresque et un peu chargée de dessiner, tout en préférant m’attarder sur sa réflexion, qui me rappelait ce mouvement moderne dont il semblait de toute évidence très éloigné.
Le nom de Ferdinand Bac, est très souvent absent des fichiers des bibliothèques parisiennes. Seul, M. Ghislain de Diesbach lui a consacré une plaquette en 1979. Pour ce qui concerne la rédaction de ce mémoire, je lui suis entièrement redevable de nos entretiens et de son travail biographique.
A partir de là, j’ai voulu confronter mes connaissances avec la réalité des projets de F. Bac.
Visiter Les Colombières à Menton, son seul jardin de la Côte d’azur encore " intact ", est devenu primordial. Une année de prises de contact avec l’actuel propriétaire du jardin a été nécessaire avant de pouvoir contempler un lieu encore plus merveilleux que je ne l’avais imaginé à travers les dessins de Ferdinand Bac.
La compréhension et la sensibilité des propriétaires, m’ont apporté des informations précieuses et essentielles à la rédaction de la partie écrite sur le jardin et sur sa mise en œuvre. Je les remercie tout particulièrement pour leur confiance.
En ce qui concerne mes sources écrites, la bibliothèque de l’Arsenal à Paris, détient une partie de la correspondance de Mme de Croisset. La bibliothèque municipale de Menton possède également un fond d’archives, que Ferdinand Bac avait annoté de sa main en le confiant à la ville. De nombreux articles et les principaux ouvrages de l’auteur y sont d’ailleurs accessibles. La bibliothèque Cessole de Nice possède quant à elle des lettres de F. Bac et certains manuscrits originaux.
REMERCIEMENTS
Je tiens à exprimer toute ma reconnaissance aux personnes qui m’ont confié une partie de leur savoir et leurs compétences en matière d’art des jardins, sur la période des années 1920 et sur Ferdinand Bac lui-même. Ainsi, je remercie Marie-Jeanne Dumont pour m’avoir dirigée et encadrée dans mes recherches, Ghislain de Diesbach, M. et Mme Likierman, Frédéric Trifilio, Brian Taylor, Josiane Tricotti, le personnel de la bibliothèque municipale de Menton, et tous ceux qui ont accepté de relire ce manuscrit pour m’enrichir de leur avis.