Dans le cadre de ce concours, nous proposons un ensemble de 55 logements répartis dans la pente de la parcelle Inab. Ils sont articulés autour de deux bâtiments d’équipement, dont le programme est directement lié à la notion d’habitat communautaire.

 

Imaginer un lieu pour vivre et habiter ensemble, en tant qu’individu, que famille ou que groupe.

De manière générale, nous cherchons à nous loger à proximité de notre lieu de travail. Aujourd’hui, la gestion du quotidien, réglementée par les heures rigides du salariat, conditionne trop souvent notre emploi du temps autour d’un habitat dédié aux tâches domestiques.

Manger et dormir  " sous le même toit ", ne définissent pas à eux seuls la notion d’habitat.

Nous avons donc orienté notre réflexion sur un habitat fonctionnel, irisé par la lumière du jour, où les activités jour-nuit sont clairement séparées. Les pièces les plus intimes du logement (chambres, salle de bain, cuisine) sont protégées dans un prisme simple, par une coque de brique. Ce parallélépipède sert également à identifier chaque unité de maison dans l’ensemble de sont quartier. Dans un système de maison en bande, il est primordial que chaque habitant, puisse situé visuellement son logement. Ainsi il se situe dans son environnement, dans un paysage plus vaste.

 

Dans un groupe, l’individualité de chacun, s’épanouit dans l’appropriation qu’il fait de l’espace qui lui est offert. La chambre est donc souvent le lieu de l’expression de la personne. En effet, les adolescents aiment s’enfermer dans leur univers, témoin de leur passion et décoré à leur goût.

Plus jeunes, les enfants construisent des cabanes. Il s’agit de l’expression de leur " petite maison ", bâtie à l’intérieure de la maison plus grande des parents. Ils n’hésitent pas à en définir des limites précises (par exemple, des panneaux autoritaires " défense d’entrer "), mais aussi à laisser leur empreinte, en choisissant leurs propres matériaux : des draps tendus entre piquets, des cartons d’emballage, des branches de bois…

 

Nous avons voulu offrir aux habitants de Guise, un lieu intimiste symbole de leurs passions, qui pourrait être une sorte de cabane au fond du jardin.

Une cabane, un atelier, un bureau

La cabane est le point de départ de notre réflexion sur cet ensemble de logements.

Dans l’esprit du Familistère de Guise, il s’agit de mettre en commun ces cabanes, lieux de l’expression de l’individu. Le travail à domicile correspond à cette attente.

 

Il nous paraît important, lorsque l’on a fait le choix de travailler à domicile, de pouvoir se ménager son espace de travail, à l’écart de son espace d’habitat. Le temps du parcours jusqu’au bureau, permet le matin de se préparer, et le soir de se rendre disponible à sa famille. C’est un moyen de gérer son stress et de relativiser sur l’importance de son métier.

Pour cela, nous imaginons que les cabanes peuvent servir de bureau. Ainsi, elles ont une entrée dans l’espace public, et sont plus ou moins liées à l’espace privé de la propriété.

 

Pour plus de flexibilité, nous proposons 3 types de cabanes :

Soit 3 types d’espaces :

 

Construire sa cabane

 

Réfléchir à ce que sera sa cabane, est un moyen de sensibiliser les habitants de Guise à l’architecture .

Nous proposons dons ce que nous appellerons l’Abri, un lieu du type halle couverte pour une maison de quartier. Il s’agit d’un équipement clos, un simple toit posé sur une structure de poteaux-poutres, l’expression première de l’abri.

 

Cet équipement pourrait recevoir au lancement de l’opération immobilière, une équipe d’animateurs et d’architectes, à la disposition des futurs habitants du quartier. Ils aideraient à la mise en œuvre de la cabane, par chaque famille. L’habitant prendrait conscience de la fonctionnalité de sa cabane et des qualités architecturales qu’il souhaite lui donner. Il pourrait, dans un cahier des charges précis, établi en amont et en respectant le POS de la Ville, choisir ses matériaux et l’expression de son architecture.

 

A terme, la cabane pourrait être un bureau, un atelier, une salle de jeux pour les enfants, un jardin d’hiver, une salle de sport, un studio d’enregistrement, etc.

L’Abri deviendrait, quant à lui, une maison de quartier, une salle d’exposition, un marché couvert en relation avec la place, une salle de conférence, etc.